On n'en sait pas assez sur l'impact de l'introduction du 5G pour la santé humaine ; l'avis est un moratoire sur son introduction

Rejoignez ceux qui en discutent avec la Commune du Landeron.
Et demander avec eux un renvoi par opposition à la demande de permis de construction.

Il s'agit de quoi?


La "5G" selon les informations officielles nous promet un réseau ultrarapide, ultra-réactif, permettant de connecter un plus grand nombre d'utilisateurs, mais à quel prix ? Celui d'une irradiation massive de la population. Ni les effets de cette augmentation des rayonnements, ni les effets des basses fréquences dues à la transmission des paquets de données n'ont été officiellement étudiés. Selon de nombreuses sources scientifiques, ces effets combinés nocifs sont certains et graves pour la santé humaine et pour l'environnement.

Perimetres des antennes


Périmètre 770m Antenne SALT Jura 4
Périmètre 770m Jura 4 SALT.pdf  (Si vous l'ouvrez vous pouvez l'agrandir pour voir que votre maison se trouve également dans la sphère de rayonnement de cette antenne)
Périmètre 770m Rt de Bâle 9 SWISSCOM.pdf   (Si vous l'ouvrez vous pouvez l'agrandir pour voir que votre maison se trouve également dans la sphère de rayonnement de cette antenne)

Les rues à La Neuveville ‘couvert’ par l’antenne de SALT et ou SWISSCOM (Rue de Jura 4 et Rt de Bâle 9, 2525 Le Landeron)

Le quartier jusqu’à Chemin Aubépines - - Chemin de la Recille jusqu’au Lac
(Périmètre 770 m – distance de Rt de Bâle 9, 2525 Le Landeron)


Tirage
Vervas De la Baume - Sentier des Cibles -Rt du Château (+ Ancienne Rt de Château) -Ch. De Rochettes - Ch. Des Prés-Guëtins - Ch. Des Plantes
Ch. De Prapion - Avenue de Colognes (jusqu’à Récille) - Place de la Gare - Ch. De Rives - Rue des Mornets - Ch. De Vergers - Rt de Neuchâtel
Ch. De la Plage - Prés de la Tour - Rue du Tempé - Ch. Oeuchettes - Rue Montagu - Rue des Fosses - Ruelle Hôtel de Ville - Rue des Fosse
Ch. Ecole primaire - Ch. Du Signolet - Rue Faubourg - Le Cheminet - Place e Marché - Ch. De Lilas - Rue de la Gare - Rue du Collège - Place d la Liberté
Vieille Ville - Rue de l’Hôpital - Rue du Marché - Rue Beauregard - Grand Rue - Rue du Port - Rue du Lac


REJOIGNEZ-NOUS


Nos coordonnées: 
Tel: 0791281831 - Opposition 5G (Peter Hofs)
Email: opposition5glanderon@gmail.com 

Avis enquête Jura 4




Avis enquête Rt de Bâle 9



Opposition texte


Opposition texte
Opposition Antenne SALT
c/o Peter Hofs
Rte de La Neuveville 11A
2525 Le LANDERON
 
Le Landeron, 06.02.2021
Conseil Communale
Rue du Centre 6
2525 Le Landeron
OPPOSITION à la nouvelle installation de communication mobile pour le compte de SALT Mobile SA / NE_A
Cadastre : 5816, Rue de Jura 4, 2525 Le Landeron
Enquête publique No 110217 ouverte du 8.1.2021 à 8.2.2021
 
 
 
Mesdames et Messieurs les Conseillère(er)s communaux,
Par la présente, nous vous communiquons notre opposition à toute installation d’une antenne permettant une possible arrivée de la 5G dans la commune de Le Landeron, notamment concernant l’installation de l’antenne située Rue du Jura 4, Cadastre No. 5816.
Cette opposition est motivée pour les raisons suivantes :

· Il n’y a pas besoin de 5G pour les communications machine-machine, ni pour la télémédecine, les réseaux existants suffisent. Beaucoup d’applications prévues pour la 5G sont en fait des applications fixes et non mobiles. Les voitures autonomes peuvent fonctionner sans réseau ultrarapide, sur la base de leurs capteurs de bord. Aucun constructeur ne prendrait la responsabilité de fabriquer une voiture qui aurait besoin d’un réseau sans fil pour déterminer comment réagir à un évènement urgent, donc pas besoin de réseau ultra-réactif.
· La 5G consommera davantage d’énergie : selon l'IEEE (Spectrum 24.07.2019), « Une station de base 5G devrait généralement consommer environ trois fois plus d'énergie qu'une station de base 4G. Et il faut davantage de stations de base 5G pour couvrir la même zone ».
· Les valeurs d’irradiation locales augmenteront énormément à cause des antennes adaptatives prévues pour la 5G. Les limites actuelles ne sont pas scientifiques puisqu’elles ignorent les effets biologiques des ondes électromagnétiques. Le Conseil de l’Europe l’a d’ailleurs reconnu dans sa Résolution n°1815 en disant que ces limites « présentent de graves faiblesses ».
· Aucune étude scientifique indépendante des dommages que la 5G pourrait causer à la santé humaine, à la flore et à la faune n’a été faite. Le fait que la 5G utilise des « fréquences connues » n’est pas suffisant car les paramètres de modulation et la puissance du signal sont différents et les effets biologiques également différents.
· Une étude en cours sur la 5G a montré des dommages à l’ADN humain, et ceci à des valeurs d’irradiation plus de trente fois inférieures aux limites officielles de l’ICNIRP.
· Le déploiement de la 5G est extrêmement dommageable pour la planète, du fait des quantités de matériaux nécessaires à la construction de dizaines ou de centaines de millions d'antennes, de milliards d'appareils mobiles, plus les cent milliards (!) "d'objets connectés" (par ailleurs inutiles !) qu'on nous promet. Sans parler de la montagne de déchets générés. Ces matériaux sont en plus extraits dans des conditions inhumaines, souvent par des enfants. Et ces centaines de milliards d'appareils deviendront autant de déchets (très peu recyclables) dans moins de dix ans, aggravant encore ce bilan déjà lourd. On nous parle d'améliorer la gestion des déchets avec la 5G, laquelle en produira encore davantage !
· Avec tous ces objets connectés la quantité de données générées sera monstrueuse et il faudra une quantité de serveurs et d’ordinateurs surpuissants pour digérer tout cela. Cela générera une consommation d’énergie gigantesque, alors que le « cloud » est déjà le 5ème dévoreur de ressources énergétiques de la planète. Avec la 5G cela va encore augmenter. Cela pose également le gros problème de la non-confidentialité de ces données.
· La 5G ouvre la porte à un monde ultra-automatisé, ultra-surveillé, robotisé, dominé par l’intelligence artificielle, où le mot liberté n’aura plus de sens.
Nous vous présentons ci-après les arguments et les risques justifiant cette opposition :
  • Urbanisme et valeur immobilière
La question de l’installation de l’antenne diffusant de la 5G inquiète les propriétaires d’immeubles et de propriétés privées à courte et moyenne distance de ladite installation. En effet, ces derniers sont inquiets de voir la valeur immobilière de leur bien diminuer car sans nul doute, de futurs acquéreurs pourraient se montrer sceptiques quant au rayonnement en présence, et par conséquence, être freinés lors d’un achat ou d’une location (exprimé clairement dans le postulat de Pia Hollenstein en 2005 ; [1]). En effet « Les rapports se multiplient, annonçant que des immeubles ont perdu de leur valeur lorsqu'une telle antenne a été installée sur leur toit ou dans les parages. Les propriétaires enregistrent de plus une baisse des recettes des loyers, car les locataires ne veulent plus habiter à proximité immédiate d'une antenne. On connaît des cas où ils ont dû consentir à abaisser les loyers pour les garder ».
  
  • Risques sanitaires
 Se fondant sur la totalité des études disponibles dans le monde, prouvant sans équivoque des effets biologiques sur le vivant entraînant des atteintes majeures sur l'organisme humain, la faune et la flore.
 Et particulièrement sur les études mentionnées dans l'appel de plus de 180 scientifiques et médecins pour certains en Suisse, demandant un moratoire sur le déploiement de la 5G (-2-), jusqu'à ce que des études d'impacts sanitaires et environnementales sérieuses et indépendantes aient été réalisées préalablement à toute mise en service (-3-).
 L’effet sur la santé provoqué par les antennes-relais fait toujours débat. Depuis 2017, 270 scientifiques ont signé un appel au moratoire sur le développement de la 5G en raison des incertitudes qui planent sur cette nouvelle technologie. Un rapport bruxellois de novembre 2018 demande aux décideurs politiques de prendre toutes les mesures nécessaires visant à arrêter le déploiement du réseau sans fil 5G et à réduire l’exposition électromagnétique de la population.
 Laurent Hêche s’exprimait dans le Bon à Savoir (-4-) et met fin à une liste des risques que les opérateurs de téléphonie mobile quittent à irradier les personnes à long terme, plus intense que jamais. Nous demandons que cela soit interdit.
 

 En Suisse, l’Office fédéral de l’environnement a étudié récemment les risques liés à la téléphonie mobile et au rayonnement. Son rapport et ses recommandations ont été rapporté en fin d’année 2019 (-5-) et malgré cela, les opérateurs de téléphonie mobile continuent le déploiement de leur réseau.
  Selon la fédération des médecins suisses (FMH) elle-même, « il est préférable de renoncer à une hausse des valeurs limites avant la publication des résultats » des études en cours. La FMH exige également « la mise en place d’un système de surveillance des rayons non ionisants ou des recherches complémentaires sur l'impact du rayonnement sur la santé ». Dans ce débat, il ne faut pas oublier que les ondes toucheront tout le monde, tous les animaux, la nature entière. Les risques de cancer, stress cellulaire et dommages génétiques notamment ne sont pas exclus actuellement – bien au contraire (-6-).
  En 2004, Swisscom dépose un brevet concernant un système de réduction de l’électro smog pour des systèmes mobiles (SALT inclus). Dans ce document (Référence : patente N WO 2004/075583 A1) Swisscom reconnaît lui-même dans ces documents que les rayonnements des ondes EM de basse intensité peut endommager l’ADN et augmenter le risque de cancer. Une étude en cours sur la 5G a montré des dommages sur l’ADN humain et ceci, à des valeurs d’irradiation plus de trente fois inférieures aux limites officielles de l’ICNIRP.
  C’est entre autres pour ces raisons, que les fournisseurs de services de téléphonie mobile se déchargent de toute responsabilité civile sur le propriétaire. Si des dommages à la santé humaine, une perte de la valeur des propriétés environnantes ou d’autres problèmes devaient donner lieu à des plaintes juridiques, c’est le propriétaire qui devrait en répondre[2], et non l’opérateur mobile. Qui assumera la responsabilité d'éventuels coûts sanitaires ou autres engendrés par la téléphonie mobile ?
 Par ailleurs si des actions en justice devaient être intentées par des citoyens voisins d’une antenne 5G auprès des responsables, celles-ci pourraient également l’être auprès des pouvoirs publics ayant mis à disposition des terrains communaux ou cantonaux.
 
Dans ce cadre la toute récente publication du groupe suisse BERENIS (-10-), qui admet explicitement des effets biologiques délétères des RNI, même dans le cadre des valeurs limite de l'ORNI.
 Voici un extrait de la conclusion :
 En résumé, on peut dire que la majorité des études animales et plus de la moitié des études cellulaires fournissent des indications de stress oxydatif accru induit par les CEM-HF et les CM-BF. [...] également dans la gamme des valeurs limites de l’installation. [...] une tendance se dessine néanmoins, à savoir que l’exposition aux CEM, même à faible dose, peut entraîner une rupture de l’équilibre oxydatif. […] il est donc fort possible que la santé des individus souffrant de telles atteintes soit touchée plus sévèrement
   
  • Fibre optique
 On ne cesse de nous vanter les mérites de la technologie 5G (vitesse de connexion, gestion de ressources, médecine à distance, communications machine-machine) comme si c'était impossible à faire autrement, alors que la plupart du temps ce sont des applications FIXES qui n'exigent nullement un réseau MOBILE. La fibre optique est en cours d'installation dans TOUTE LA SUISSE, elle permet des débits supérieurs à la 5G et de manière totalement sécurisée. Rendant superflue la modification et/ou l'installation d'antennes de communication.
  
  • Principe de précaution
 Le principe de précaution, ancré dans l’art. 11 al. 2 de la Loi sur la protection de l’environnement (LPE), doit être appliqué afin de sauvegarder la santé de vos administrés et en particulier celle des enfants. Selon la définition la plus couramment utilisée et la plus largement admise, le principe de précaution postule qu'en cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l'absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l'adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l'environnement (ATF 132 II 305 considérant 4.3 p. 320). Or, il n’existe non seulement aucune certitude scientifique absolue garantissant l’innocuité des ondes électromagnétiques sur le Vivant (humains, animaux, végétaux). Au contraire, les études scientifiques récentes démontrent leur dangerosité, d’où une mobilisation de plus en plus importante pour enrayer leur développement à outrance. C’est dire si le principe de précaution doit pleinement s’appliquer et avec la plus grande rigueur. Au vu de ce qui précède, nous estimons que l’argument de l’innovation ne justifie pas de bafouer le principe de précaution. Dans un tel contexte d’incertitudes, le principe de précaution doit s’imposer.
Le film Youtube (-7-) explique ce qui nous attend et comment les fournisseurs, dont SALT, travaillent. Il est clair que nous voulons empêcher de devoir subir leurs procédés.
 Ainsi que la réduction de l’électro smog dans notre vie quotidienne est également une évolution souhaitée - toute augmentation de ce phénomène a des effets négatifs sur notre bien-être (-8-). L’interview (-9-) avec Olivier Bodenmann, Ingénieur EPFL en génie électrique et spécialiste de l’électro smog, reflète exactement notre point de vue.
 
  • Le réseau 4G LTE est évolutif
 Et le réseau 4G peut parfaitement absorber une augmentation du trafic mobile, qui va obligatoirement se stabiliser, le marché des smartphones saturant peu à peu. La 4G est suffisante pour lire des vidéos en ligne, et dire qu’il faut un réseau à très haut débit pour permettre la lecture de vidéos à haute résolution sur un écran minuscule est absurde.  De plus, le temps à disposition pour utiliser le réseau mobile n’étant pas extensible à l’infini, la consommation de données ne peut pas non plus continuer à augmenter sans cesse.
  
 
  • La 5G consommera davantage d’énergie
 Selon l'IEEE (Spectrum 24.07.2019), « Une station de base 5G devrait généralement consommer environ trois fois plus d'énergie qu'une station de base 4G. Et il faut davantage de stations de base 5G pour couvrir la même zone ».
  
  • Production excessive de déchets
 Le déploiement de la 5G est extrêmement dommageable pour la planète[1], du fait des quantités
de matériaux nécessaires à la construction de dizaines ou de centaines de millions d'antennes, de milliards d'appareils mobiles, plus les cent milliards (!) "d'objets connectés" (par ailleurs inutiles !) qu'on nous promet. Sans parler de la montagne de déchets générés. Ces matériaux sont en plus extraits dans des conditions inhumaines, souvent par des enfants. Et ces centaines de milliards d'appareils deviendront autant de déchets (très peu recyclables) dans moins de dix ans, aggravant encore ce bilan déjà lourd. On nous parle d'améliorer la gestion des déchets avec la 5G, laquelle en produira encore davantage !
 
Aux vues de ce qui précède, nous vous rappelons que seule la Commune du Landeron est responsable de l’autorisation qu’elle donnera ou pas à l’initiation d’une mise en place d’une antenne 5G. Le cas échéant, elle se rendrait donc responsable de plusieurs cas oncologiques supplémentaires qui se révéleraient dans le futur.
Nous espérons que le Conseil communal ne lèvera pas notre opposition sans se renseigner de façon approfondie et responsable sur cette question.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous adressons, Mesdames et Messieurs les Conseillère(er)s communaux, nos meilleures salutations.
 
Pour les opposants :
Peter Hofs
 
Annexe : Liste des opposants

  [1] Cette notation est expliquée et/ou des informations supplémentaires sont fournies à la page 5.
 
  [2] Le CC a-t-il informé les propriétaires (M et Mme Perret) du terrain en question de ce risque important ?
 


-1- Postulat Mme Hollenstein : https://8e435998-566c-484c-a9c9-61b8d747e25.filesusr.com/ugd/12550c_d39cae850e2c4b83b8cf1a296c160e9a.pdf

-2- Le dossier SATAC 107221 ne fait pas référence au sigle 5G, mais tous les changements proposés vont clairement dans ce sens

-3- The 5G appeal : https://www.5gappeal.eu/

-4-                           https://www.bonasavoir.ch/926793-quelle-frequence-pour-la-5g

-5- Rapport Téléphonie mobile et rayonnement. 18 novembre 2019. https://www.bafu.admin.ch/dam/bafu/fr/dokumente/elektrosmog/fachinfo-daten/bericht-mobilfunk-und-strahlung.pdf.download.pdf/Rapport_TelephonieMobile-Rayonnement.pdf

-6- Scientists warn of potential serious health effects of 5G https://www.alerte.ch/images/stories/documents/info/170909_Scientist_5G_appeal.pdf

-7- https://www.youtube.com/watch?v=kw9zmgPKZIU#7s8d6f87488-4d78-8ced-78527fa0a87c?t=1558802324722

-8- https://www.vs.ch/documents/19415/199105/L%27%C3%A9lectrosmog+au+quotidien/209b128b-8488-4d78-8ced-78527fa0a87c?t=1558802324722

-9- https://www.illustre.ch/magazine/5g-on-ment-consequences

-10- Newsletter du groupe consultatif d’experts en matière de RNI (BERENIS) (admin.ch)

Blog


Article BULCOM - St Blaise - 28 mai 2021


Protéger l’humain avant tout ! 

En décembre 2020, nous avons fait opposition à une demande de modification d’une antenne mobile pour la 5G, à l’entrée du village de St-Blaise. Il semble que près d’une centaine de citoyens ont fait comme nous, discrètement ou ouvertement comme les jardiniers du Ruau… Les raisons des opposants sont très variées et touchent à des choix cruciaux pour le futur de notre société. Nous aimerions ici, modestement, partager nos préoccupations et les arguments qui nous tiennent à cœur. 


Le sujet des rayonnements non ionisants est complexe 

et les enjeux de cette nouvelle technologie grandement économiques et matériels. Opérateurs, Confédération, autorités communales et usagers privés sont loin de partager des objectifs communs. Au vu de la complexité des questions que pose la 5G et des enjeux phénoménaux qui lui sont liés (financiers, environnementaux, sanitaires…), la décision d’autoriser une modification d’antennes ne peut plus être laissée à la seule responsabilité des instances communales, ni aux services cantonaux de l’urbanisme. Elle doit être traitée de manière globale, au niveau national par des autorités responsables et dignes de leur mandat de protection de la population suisse. Des experts de différents domaines doivent pouvoir se prononcer et confronter ensemble leurs connaissances et hypothèses quant aux effets des rayons non ionisants sur le long terme. 


Neuchâtel demande un moratoire national 

Le 10 mai prochain, des représentants du canton de Neuchâtel, ainsi que du Jura et Genève, seront reçus à Berne par le Conseil fédéral pour défendre l’instauration d’un moratoire national sur l’implantation de la 5G. Il est inadmissible qu’actuellement de nombreux exécutifs au travers du pays se trouvent seuls au front à devoir statuer localement, en limitant leur décision aux seules questions d’esthétisme et d’impact sur le paysage urbain, alors que la Suisse, et le monde entier,se trouve devant un choix de société qui nous engagera tous ! Ces derniers mois, plusieurs autorités juridiques se sont positionnées pour freiner l’emballement du processus et la prolifération en catimini de nouvelles antennes, malgré les fortes pressions des opérateurs. Dans ce contexte, nous attendons de nos autorités qu’elles renoncent courageusement à avancer dans cette voie litigieuse et qu’elles invoquent la limite de leurs compétences légales pour geler les démarches officielles. 


Effets sur la santé récemment reconnus 

Le 21 janvier dernier, l'Office fédéral de l'environnement OFEV a publié un numéro spécial de la Newsletter des experts (BERENIS). Leur nouvelle conclusion est révélatrice : les ondes peuvent modifier l'équilibre oxydatif chez l'Homme, même à faible dose. Des effets sur la santé sont à prévoir en raison du stress oxydatif, comme des cancers, des dérèglements neurologiques et le vieillissement prématuré des cellules vivantes. 


Aucune urgence à développer une technologie hasardeuse 

Remarquons finalement qu’après une année d’échanges technologiques intenses, dus au confinement général, chaque citoyen a pu constater que les services actuels de téléphonie et internet répondent largement aux besoins des habitants du village et du pays et qu’il n’y a aucune urgence à développer une technologie hasardeuse qui augmentera encore notre consommation énergétique globale. Pour ces raisons, nous demandons instamment aux élus communaux de faire valoir le principe de précaution et de se positionner dans l’intérêt public commun, jusqu’à ce que des preuves scientifiques actualisées soient apportées quant à l’innocuité de cette nouvelle technologie pour les habitants de St-Blaise. 


Marianne Frund S., Peter Spanoudakis